Publié le 04/01/2009 à 12:00 par puyenvelay
Vue du Puy d'après une gravure de 1846, remarquez la tour Mayol à côté de la cathédrale.
Publié le 03/01/2009 à 12:00 par puyenvelay
La grande guerre au Puy-en-Velay
Le front est bien loin.
Toute une tranche d'âge de jeunes hommes du Velay est au front.
La ville du Puy héberge des prisonniers allemands.
Voici une carte postale ancienne : prisonniers de guerre allemands aux travaux du Dolaizon.
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par puyenvelay
Edition 19/20 du 18/12/2008
Publié le 18/12/2008 à 12:00 par puyenvelay
Coup de projecteur sur les trois blogs dans l'édition du 19-20 du 18-12-2008 sur France 3 Auvergne.
Je tiens à vous remercier pour votre fidélité et vos encouragements, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'années, mic@
Publié le 11/12/2008 à 12:00 par puyenvelay
Vue du Puy sous la neige, carte postale ancienne de saison.
Publié le 23/11/2008 à 12:00 par puyenvelay
Extrait d'un document cartographique par Sanson, Nicolas (1600-1667), Cartographe.
Titre :Evesché du Puy Le Velay l'un des vingt deux diocèses du Languedoc dressé sur plusieurs mémoires / par le Sr Sanson
Publication :Chez P. Mariette (A Paris)
époque des règnes de :
Henri IV Né en 1553 - Mort en 1610 - Roi en 1589
Louis XIII Né en 1601 - Mort en 1643 - Roi en 1610
Louis XIV Né en 1638 - Mort en 1715 - Roi en 1643
Publié le 23/11/2008 à 12:00 par puyenvelay

Dés le XIII° siècle, nous entendons parler d'une famille de Saint-Vidal, mais la Seigneurie prendra vraiment une importance avec l'arrivé des La Tour.
Saint Vidal, fait partie dés la fin du XIII° siècle des Baronnies diocésaine de la Haute Loire.
En 1228, le Vicomte de Polignac abandonne la haute justice du lieu à Hugues de La Tour. Dés cette date, la puissance de la Baronnie de Saint-Vidal, ne cessera de croître jusqu'au XVI° siècle.
A l'origine, Saint-Vidal n'est qu'une vaste maison forte, mais très vite, les héritages laissés aux La Tour, par les Glavenas, les Creix ou encore les Goudet entre 1300 et 1400 permettrons aux Seigneurs de Saint-Vidal, de renforcer leur château au XV° siècle.
Le château prend alors la forme d'une grosse forteresse, flanquée de quatre grosses tours d'angle. Le château bénéficie également d'une remarquable cour intérieure, desservant l'ensemble des parties du château.
A l'extérieur, les hauts murs de la forteresse donnent sur une large cour délimitée par les profondes et larges douves.
Au XVI° siècle, le château se modernise grâce à Antoine 1er de La Tour, qui agrandira les ouvertures à la mode renaissance inspiré par l'architecte Serlio. Son fils Antoine 2, continuera de renforcer la forteresse en la préparant par exemple à recevoir des cannons. Il s'illustra pendant les guerres civiles, luttera contre les Polignac et sera successivement, chef de tête du parti catholique, de la Ligue, Grand maître de l'artillerie de France. Il mourra en 1591, après avoir laissé à Saint-Vidal, de larges fortifications.
Malgré l'aspect défensif du château, certaines pièces sont agrémentées de fresques et de décors.
Dés sa mort, les troupes royalistes attaquent le château sans parvenir à le prendre. Les Rochefort d'Ally, alors héritiers du domaine, entreprendrons les quelques réparations à faire. Cependant, les Rochefort ayant d'autres possessions comme le Thiolent, ou Ally, délaissent Saint-Vidal et le lègue à Pierre de Dienne de Chavagniac en 1742.
Le château sera racheté en 1748 par Pierre Joseph de Rochefort d'Ally pour 90 000 livres qui le revendra en 1765 pour 130 000 livres à Louis Augustin Porral, bourgeois du Puy.
Pierre Joseph ne gardant que le titre de Baron du Velay. Le château devient ensuite propriété de l'évêché et tombe petit à petit en décrépitude. Le château est alors racheté en 1930 par la famille Sahy, qui le sauvera de la ruine et l'ouvrira à la visite.
source :http://cordeliers.skyrock.com/
Publié le 23/11/2008 à 12:00 par puyenvelay

Des Lacour à la famille Kaeppelin :
Grande et spacieuse, cette demeure était contiguë à celle des Jouve de Praneuf, mais avait sa façade sur la rue Séguret, devant la chapelle de l'Hôpital. Un jardin en faisait partie « avec un parterre ». Il existe encore dans cette maison une belle rampe d'escalier forgée.
Propriété des Lacour, Seigneurs d'Ours, au XVI° sc, elle appartenait en 1591 au chanoine François Lacour. Elle passa ensuite aux de Frétat de Boissieux. Jean de Frétat la vendit, le 30 juin 1688, à jean Torrilhon, Seigneur de Vacherolles, et à son fils, Ignace-Maurice, Seigneur du Crozet. Ce dernier la loua, le 30 avril 1696 à François du Lac de Fugères. Après avoir appartenu aux Jerphanion, syndics de Velay, elle fut habitée par Mr de Becdelièvre, créateur du musée du Puy. L'Hôtel de Becdelièvre occupait un espace assez considérable. Tandis que les autres maisons du Puy figurent généralement au compois pour 10 à 30 toises, leur article est coté à 105 toises. Encore n'est-il pal le plus imposant de l'île Feuchier, car l'hôtel de Barbon à coté 139 toises, et l'hôtel de Chardon 297.
La famille Jouve de Praneuf :
Seigneurs de Praneuf, de la Devèze, du Mazet, etc.
Bourgeoisie de Solignac. Filiation : André Jouve, notaire du dit lieu (1590), Seigneur de Praneuf, lieutenant en la cour royale et commune de la ville du Puy en Velay, épousa le 21 avril 1676, Anne-Marie du Lac de Fugères, et fit inscrire en 1696, ses armoiries dans d'Hozier. Une de leurs filles Thérése Jouve de Praneuf, s'allia à Louis de Mombrac, conseiller en la sénéchaussée du Puy. Jean Gabriel Jouve de la Devèze étai 4° consul du Puy en 1766-1772 et 1783.
Armes : d'Azur, à un chevron ecrimé d'or, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'un cœur de même ; au chef cousu de gueules, chargée de trois étoiles d'or.
La famille de Fretat :
Barons de la Deyte-sur-Arlanc, Comtes de Boissieux, Seigneurs de l'Orme, de Sarra, de Chanerailles, etc. Prés la Chaise Dieu, de Chanteloube, de Fournac, de Champaux, de Duret, de Corbières, de la Gorce près Chomelix, de Tissonnière, du Sap, de Recolles, de Redondet, de Fougerolles, du Chasseint, de Fayet, d'Anglars, de Condat, de Varvasse, de Combrelle, du Gay-Déduit, de Chirat, de Saint Pal de Murs.
Antique et riche bourgeoisie de Chomelix, possédant fiefs et alliée à la Noblesse.
Armes : D'azur à deux roses d'or en chef et un croissant d'argent en pointe.
Famille Torrilhon :
Seigneurs de Vacherolles, de Prades, de Montagier, du Crouzet, d'Ufarges, de Paulagnac, de la Vilette, de la Garde, d'Antreux, de Charles, de Tiranges, du Brignon, de Largniac.
Famille de Robe, dont la filiation suivie est établie depuis le XV°SC.
Armes : D'azur à une bande d'or chargée d'un lion et d'une tour de gueules alias de sable.
Famille du Lac de Fugères :
Seigneurs de Gratuze, de la Rémigère, de Fugères, de Guittard, etc.
Importante famille vellave, connue dès 1290 et inscrite dans les fastes consulaires du Puy dès 1439.
Armes : d'azur, à deux têtes de lion arrachées et adossées d'or, au chef de même.
Famille de Becdelèvre :
Marquis de Becdelèvre, de Quevilly, d'Hocqueville, de Cany, de la Varenne.
Illustre famille d'origine bretonne, répandue en Normandie et Anjou. Filiation suivie depuis 1351. Maintenue dans sa noblesse les 14 mai 1669 et 29 novembre 1670. Admise aux honneurs de la Cour (1770 – 1775). Des premiers présidents de la champbre des comptes ; deux lieutenantdu Roi en la ville de rennes au XV°Sc, des conseillers et présidents à mortier au Parlement de Normandie ; un commandant de la noblesse de Rennes ; plusieurs officiers distingués etc. Une branche fixée en Velay et Forez, fin du XVIII°Sc, à produit le Vicomte de Becdelièvre, fondateur du musée du Puy (1823), auteur des vues pittoresques de la Haute Loire. Très belle alliances.
Armes : de sable, à deux croix haute stréflées, au pied fiché d'argent, accompagnées en pointe d'une coquille de même.
Devise : Hoc tegmine tutus.
source : http://cordeliers.skyrock.com/
Publié le 23/11/2008 à 12:00 par puyenvelay

Aujourd'hui, peu de personnes connaissent le couvent des cordeliers du Puy en Velay.
Pas une rue, ni même une ruelle ne porte le nom de ce couvent de Franciscains. Pourtant quel riche passé !
Tout commence en 1221, (ou en 1223 pour certains).
Etienne de Chalencon alors évêque du Puy, indique l'emplacement du futur couvent des cordeliers. Il choisit un vaste terrain, à 500 mètres de la porte Saint-Gilles, après le pré du breuil. Cet emplacement est d'autant plus intéressant et stratégique, qu'il se situe sur une route de pèlerinage très fréquentée.
De 1225 à 1226, bien que rien ne l'affirme, Saint-Antoine de Padoue, y aurait séjourné, ainsi que Bernard de Quinteval (compagnon de Saint François). Ce dernier y aurait été enterré entre 1241 et 1246.
En 1221 l'édifice est plutôt sommaire, mais prendra une importance après la réclamation des constitutions de Narbonne en 1260, par le séraphique docteur Saint Bonaventure alors Général de l'ordre de passage au Puy en 1266.
Le couvent des cordeliers séduit, il s'embellit de colonnes en marbre de Carrare, de riches décors sculptés, etc, grâce à de nombreux dons entre autre ceux de l'évêque Armand de Polignac en 1257 confirmé par une bulle du Pape Clément IV le 3 mai 1265.
Aussi de nombreux évêques et nobles s'y font enterrer. On sait par exemple, que Jean de Comines (1308), Bernard de la Tour (1322), Elie de Lestranges (1438), Guillaume de Chalencon (1443) font partie des évêques qui reposent au clos des cordeliers depuis quelques siècles. Le Baron de Saint-Vidal, à également choisi ce lieu pour reposer en toute quiétude.
Le couvent a connu plusieurs phases dans sa construction.
1. 1223 construction
2. 1257-1265 agrandissement
3. 1551 réparations
4. 1595 remise en état
5. 1795 démolition des ¾ du bâtiment.
Le couvent est connu pour avoir abrité plusieurs confréries. Ainsi, les cordeliers, bien sûr, mais aussi les crocheteurs, les drapiers, les chirurgiens, les barbiers, les serruriers, les maréchaux, les esparciers, les ceinturiers, les pelletiers, les tanneurs, les merciers, les aiguilletiers et les peigneurs se réunissaient au couvent.
L'histoire du couvent s'assombrit à la révolution française. En 1790, le couvent est fermé et l'inventaire du mobilier est dressé le 14 mai.
Le 19 mars 1790, la famille Dugone l'acquiert, et fera abattre le cloître et l'église. Elle transformera le reste en maison bourgeoise. Ses descendants en sont encore propriétaires.
L'inventaire nous livre quelques détails sur la richesse des cordeliers. On apprend par exemple, que l'église des cordeliers abritait 12 tapisseries actuellement conservées au couvent Sainte Claire. Il en est de même pour les peintures de Guy François, qui se trouvaient dans le réfectoire, et qui représentaient des martyrs.
Seul 6 sur 12 peintures ont été retrouvées par Yves Soulingeas (directeur des archives du Puy 1977) au même couvent Sainte Claire. Un magnifique ensemble de boiserie provenant de la sacristie est également conservé dans un musée à Philadelphie. (US)
source http://cordeliers.skyrock.com/
Publié le 13/11/2008 à 12:00 par puyenvelay
Le diocèse du Puy ne connut pas au début de la révolution, les scènes de jacquerie, de brigandages, et d’assassinats qui désolèrent maintes régions de la France, surtout après la prise de la Bastille. (…)
La première manifestation de cette effervescence dans la ville du Puy fut la réunion tumultueuse du 19 juillet 1789. Afin de maintenir la paix publique et d’arrêter l’anarchie grandissante, le roi avait fait venir autour de Paris de nouvelles troupes et décider d’appeler au pouvoir un homme plus énergique que Necker. (…) Ces mesures lorsqu’elles furent connues au Puy, un grand nombre de citoyens s’assemblèrent aussitôt dans l’église des Cordeliers (le couvent des Cordeliers était situé près de la prairie du Breuil, sur l’emplacement de la maison n°1 de l’avenue Alexandre-Clair ancienne Avenue de Vals) (…)
« Pour prévenir les malheurs que pourraient susciter les ennemis de la patrie, il fut décidé que, de suite et sans délai, la bourgeoisie serait armée et qu’une commission, composée de quatre membres du Clergé, de cinq de la Noblesse et de dix du Tiers-Etat, s’assemblerait dans l’Hôtel de Ville pour y être constamment en activité, de concert avec MM. Les Consuls, et pour prendre telles déterminations qu’ils jugeraient nécessaires. » (…)
16 septembre 1789, six citoyens du Puy (…) adressaient au président de l’assemblée nationale la lettre suivante :
« Monsieur, on vient de commettre dans cette ville le plus horrible attentat contre la tranquillité publique, dont ces jours de trouble peuvent donner l’exemple. Des proscriptions continuelles et une potence dressée par la populace répandent depuis six jours l’effroy parmi les citoyens. Les voyes de douceur jugées nécessaires par le comité ne font qu’augmenter l’insolence et l’insubordination des furieux. Les réflexions incendiaires contenues dans les lettres de nos députés à l’Assemblée nationale, que l’on ne cesse de lire sur la place publique, achèvent de combler le désordre.
Ces horreurs se passent dans une ville de 20.000 habitants en face d’un présidial, d’un comité de 24 commissaires, de 200 dragons corses et de 800 hommes de la milice bourgeoise, tous assoupis, tous paralysés par la plus vile populace.
Que deviendrons-nous, surtout cet hiver, si les décrets de l’Assemblée nationale ne sont pas respectés ? Ce pays-ci moins fécond en ressources que tout autre sera en proye aux bêtes fauves. Nous implorons par votre organe le secours de l’Assemblée nationale. » (…)
28 Février 1790, installation de la première municipalité du Puy.
Extrait de « LE DIOCESE DU PUY PENDANT LA REVOLUTION (1789-1801) par l’Abbé P.TAVERNIER
Imprimerie Jeanne D’Arc – Place du Clauzel - 1938